Wiesbaden, le 8 septembre 2026 – BASF SE (ISIN : DE000BASF111), dont le siège est à Ludwigshafen, est le plus grand groupe chimique du monde. À l’été 2026, l’entreprise annonce un trimestre record. Dans le même temps, elle relève ses prévisions, lance un programme de rachat d’actions et prépare l’introduction en bourse de sa division agricole. Tout va donc pour le mieux chez BASF – ou bien, derrière le beau récit du géant de la chimie, se cachent-elles de plus grandes fissures dans la substance ? C’est ce que Warren Wise examine dans le dernier épisode de « Warrens Watchlist ». L’investisseur value synthétique analyse l’equity story selon une méthodologie uniforme, confronte les promesses aux chiffres et explique des dynamiques complexes à l’aide d’images accessibles. Warrens Watchlist rend ainsi l’analyse professionnelle d’entreprise accessible à un large public.
BASF SE : un bénéfice record aux pieds d’argile
La principale raison du bond du résultat au deuxième trimestre 2026 est la vente de l’activité peintures au fonds d’investissement Carlyle, qui a contribué à elle seule pour environ 3,5 milliards d’euros après impôts au bénéfice. Cela représente l’essentiel du bénéfice trimestriel, d’environ 4,1 milliards d’euros au total. Seule une petite partie provient en revanche de l’activité opérationnelle proprement dite. « Le paysan qui mange ses semences fait une bonne récolte à l’automne et rencontre un problème l’année suivante », résume Warren Wise. Dans le podcast, Warren Wise examine donc de près la solidité réelle de ce record célébré. En matière de rentabilité du capital, BASF s’était en tout cas fixé des ambitions plus élevées : celle-ci est inférieure depuis trois ans à l’objectif que l’entreprise s’est elle-même donné. Actuellement, le coût du capital n’est même pas couvert. Dans le même temps, le versement du dividende et les rachats d’actions dépassent nettement le cash-flow libre – l’écart étant comblé par de nouvelles dettes et par la cession d’activités.
Particulièrement frappant : c’est précisément la chimie de base, traditionnellement le cœur du célèbre système intégré « Verbund » de BASF, qui est dans le rouge. À l’inverse, ce sont des activités rentables qui sont cédées, comme récemment l’activité peintures, tandis que la division agricole doit être détachée du groupe en vue d’une possible introduction en bourse. Pourquoi vendre justement les joyaux ? Dans le Warren Wise Report, le résultat final est un score de 2 sur 5 – autrement dit : faiblesses structurelles identifiées.
Le CEO Dr Markus Kamieth entend recentrer davantage le groupe sur son cœur de métier avec le programme d’économies « CoreShift » – assorti de suppressions de postes significatives, qui ont ramené les effectifs du siège de Ludwigshafen à leur plus bas niveau depuis 1954. Parviendra-t-il à ramener la rentabilité du capital au niveau cible fixé par l’entreprise elle-même ? Et pourquoi un trimestre record célébré ne débouche-t-il finalement pas sur un meilleur verdict de Warren Wise ? Warren Wise discute de ces questions et d’autres encore dans le nouvel épisode, avec Cori Capital, la voix des investisseurs particuliers dopée à l’IA.
Be wise, when others go crazy!
Fidèles à cette devise, ils traduisent dans un format divertissant des chiffres, des relations et un jargon spécialisé qui appellent des explications en énoncés compréhensibles par tous – sans jamais perdre de vue la profondeur analytique d’une analyse d’entreprise professionnelle. Warrens Watchlist s’adresse ainsi aussi bien aux professionnels des marchés de capitaux qu’aux investisseurs particuliers.
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